Toujours en mouvement

 

Elle n’a jamais vraiment su rester immobile. Depuis l’enfance, tout chez Loane D. est affaire de mouvement.

Sportive dans l’âme, elle a grandi dans une famille où l’on ne dissocie pas la vie quotidienne du sport. Aujourd’hui, entre activité physique régulière, vie sociale dense et choix assumés de changement, elle construit son parcours sans trajectoire figée. Portrait d’une jeune femme qui avance au rythme de ses envies, guidée par l’élan et les rencontres.

Le sport comme langage commun

Chez Loane D., le sport n’a jamais été un simple passe-temps. Il structure encore aujourd’hui ses semaines, ses humeurs, parfois même ses décisions. « J’ai besoin de bouger pour me sentir bien, sinon j’ai l’impression de tourner en rond », confie-t-elle. Courir longtemps, enchaîner les disciplines, transpirer pour se vider la tête : c’est sa manière à elle de garder l’équilibre.

Ce rapport au mouvement remonte loin. Enfant, elle grandit dans une famille où le basket fait partie du décor. On joue ensemble, sans pression particulière, sans objectif autre que le plaisir. Avec le recul, elle comprend que beaucoup de choses se sont construites là. « On ne se posait pas vraiment de questions, le sport faisait partie de la vie, tout simplement », se souvient-elle. L’effort partagé, l’esprit d’équipe, mais aussi cette idée essentielle que tomber, perdre, puis recommencer fait partie du jeu.

Bouger pour se recentrer

Aujourd’hui, ce rapport au sport a évolué, sans jamais disparaître. Marathon, vélo, boxe, salle de sport ou basket : Loane passe de l’un à l’autre sans hiérarchie. Elle ne cherche pas la performance à tout prix. « Ce n’est pas la compétition qui m’intéresse, c’est ce que ça m’apporte dans la tête », explique-t-elle. Le sport devient un outil, presque un repère, pour remettre de l’ordre quand tout s’accélère.

Car les journées sont souvent pleines, parfois trop. Les semaines s’enchaînent à vive allure. Alors ce besoin de mouvement revient comme un réflexe, une nécessité plus qu’un choix. Courir permet de faire le vide, de prendre du recul.

Marty, une pause imposée

Dans ce rythme soutenu, Marty s’est imposé presque naturellement. Un petit teckel, adopté sans grand calcul, mais qui a rapidement trouvé sa place. Il impose des pauses, des sorties quotidiennes, des moments simples. Il connaît les horaires de Loane, l’attend derrière la porte, la regarde enfiler ses baskets avant de sortir.

Avec lui, elle ralentit un peu. Pas longtemps, mais suffisamment pour respirer. Marty devient une présence rassurante, un équilibre inattendu dans une vie toujours en mouvement. Une façon de rappeler que l’immobilité n’est pas nécessaire pour faire une pause.

Bordeaux, point d’ancrage

Bordeaux revient souvent dans son histoire. Elle y arrive pour les études, mais y reste pour bien plus. La ville accompagne ses années de construction : les rencontres importantes, les amitiés durables, les soirées improvisées, les projets qui se cherchent puis se confirment.

Bordeaux devient à la fois un repère et un point de retour. Une ville où elle se sent à sa place, où elle peut évoluer sans se sentir enfermée, avancer sans perdre ses repères.

Apprendre autrement

Loane n’a jamais été attirée par les trajectoires toutes tracées. Très tôt, elle comprend qu’elle a besoin de concret. Après un passage en GEA, elle s’oriente vers un parcours tourné vers l’action et le terrain. L’alternance s’impose naturellement, comme une évidence. Tester, observer, apprendre en faisant.

Le monde de la formation et du sport devient peu à peu un environnement familier, cohérent avec sa manière d’être. Elle y trouve du sens, du contact humain, une dynamique qui lui correspond.

Le goût du changement

Changer de cadre, de rythme, parfois de ville, ne lui fait pas peur. Au contraire. Elle y voit une manière d’éviter l’immobilité qui l’ennuie. Partir ailleurs, puis revenir à Bordeaux, s’est imposé comme une évidence plus que comme une décision stratégique. Elle suit son intuition, ajuste en cours de route.

Loane D. à Transfert
zone d’art et de culture à Rezé

Voyager nourrit aussi ce besoin d’air. Lisbonne, Londres, des stades, des clubs, des ambiances différentes. Elle observe, s’imprègne, sans forcément chercher à comparer. Chaque expérience s’ajoute aux autres, simplement, comme une pièce de plus dans un parcours en construction.

Regarder devant

Ce qui caractérise Loane D., c’est sans doute cette capacité à mener de front sport, travail et vie sociale sans donner l’impression de forcer. Elle avance avec énergie, parfois à toute vitesse, mais toujours guidée par l’envie plutôt que par la peur de se tromper.

Quand la promenade se termine, Marty ralentit. Loane aussi, juste un instant. Puis elle repart, déjà tournée vers la suite : voyager encore, continuer à évoluer dans le monde de la formation et du sport, travailler un jour pour de grands clubs, développer son réseau, multiplier les rencontres. Sans plan rigide ni trajectoire figée, elle avance avec cette idée simple en tête : rester en mouvement, apprendre sur le terrain et saisir les opportunités au moment où elles se présentent.

Dates clés :

  • 2001 : Naissance
  • 2008 : Début de la pratique du Basketball
  • 2021 : Bachelors ESG Sport Bordeaux, alternance ETeC Handball
  • 2023 : Adoption de Marty

Clémence Hillereau